Loin des plages de cocotiers
Et de leur moiteur tenace
Nous irons par les sentiers
Marquant le sol de nos traces
L’odeur âcre des fougères sèches
La note sucrée des pins
Qu’un vent frais et gourmand lèche
Dans un faux vallon alpin
Le soleil intense éclaire
Les buissons de lantanas
Fleuris aux ronces sévères
Aux effluves du Fenua
La buse de Gould vole sans bruit
Les mouches bruissent dans leur ébats
L’éclat d’une cascade luit
Dans la vallée tout en bas
Des nuages flottent sur la cime
Où depuis les plus hautes roches
Nous admirons dans l’abîme
L’azur de la mer si proche


Un panorama bucolique saisissant pour le grand plaisir des sens , élégamment brossé !!
Merci poète!!
Merci Atlassi, j’ai eu la chance de fouler ces chemins au début de ma carrière et le souvenir m’en est resté.
Très joli poème harmonieux et bucolique (je viens de soir le commentaire de Atlassi, utilisant ce terme, mais comme il est parfaitement approprié je le reprend à mon compte). Je ne sais où situer ce poème, la montagne de l’illustration me faisant penser à une montagne polynésienne, mais bon cela peut être ailleurs, Australie, Nouvelle Zélande… Le lantana me fait aussi penser à une région pantropicale ou peut être méditerranéenne, il y en a aussi beaucoup chez moi en Nouvelle Calédonie, ou la buse de Gould est aussi présente.
Une très belle photo !
BARLOY ton poème offre un contraste saisissant entre la fraîcheur d’une balade en montagne et les senteurs tropicales, évoquant subtilement les hauts paysages de La Réunion ou du Fenua. À travers des images très sensuelles — le parfum des pins, le vent frais, la cascade scintillante et le vol de la buse —, tu nous transportes dans une ascension paisible qui culmine sur une vue magnifique, suspendue entre les cimes et l’océan. C’est une très belle invitation à l’évasion, à la fois poétique et dépaysante.