Dans le soir les ombres s’étendent sur le jardin.
Comme des spectres du passé qui reviennent vous troubler.
Tout est calme ici-bas, trop peut-être sans les roses et le parfum.
Mon cœur est lourd d’être seule dans ce jardin inanimé.
Comment la douceur de ta main qui prenait ma main.
Me manquent ces souvenirs joyeux de notre passé.
La canicule a emporté vers les cieux ton entrain.
J’essaye de me persuader de la fraîcheur de la rosée.
Sans ta présence, c’est comme un pantin inanimé.
Comment retrouver tous ces moments partagés.
Les roses ont perdu leur velours.
Je suis maintenant sans toi mon amour.
Seuls les reflets de la lune se reflètent sur le bassin.
Là où tous deux nous nous retrouvions le soir.
Coulent sur mes joues les larmes de désespoir.
Me manque ta main dans ma main.
Nous sommes maintenant à des milliers de distance.
Ton âme est montée dans les cieux.
Comment oublier tous nos jeux.
Dans le jardin, c’est irrémédiable, c’est ce silence.
C.Valauren (14.07.2026)

Félicitions C.Valaurens. !
Tu as réussi à peindre avec une grande sensibilité l’épreuve de la perte. Par une synesthésie mélancolique (la vue des ombres, le manque du parfum, le toucher de la main manquant), le jardin se transforme pour toi en un sanctuaire de la mémoire où s’expriment les larmes de l’abandon.
Ton jardin mélancolique me rappelle les grands poèmes romantiques ou symbolistes (comme chez Verlaine ou Lamartine), où la nature devient le réceptacle des peines de l’âme humaine.
Merci Atlassi pour votre commentaire. Belle journée à vous. Clémentine.
Quand l’absence est définitive et l’éventuel retour sans espoir, quand la tristesse fait place à la mélancolie et se teinte d’une profonde nostalgie, lorsque le parfum des roses a disparu et que les ombres du jardins se transforment en fantômes on sait que ce bonheur perdu ne reviendra pas. C’est un beau poème triste et émouvant.
Merci Clémentine pour ton poème qui décrit bien le manque de l’être aimé dans un jardin qui fut une source de joie partagée. Il faut désormais prendre conscience de la beauté de la nature qu’offre ce jardin ou d’autres formes de vie existent. L’esprit des disparus résonne alors avec les bruits et mouvements de la nature environnante.
Je ne sais pas pourquoi, mais j’aimerais essayer de présenter ce poème plein d’émotion sous la forme d’un poème en prose, sans retour à la ligne pour chaque vers. Il me semble que cela exprimerait davantage ce sentiment de solitude et d’abandon que je ressens à cette lecture.
Quelque chose de visuellement plus compact, moins léger, moins aéré… ?