L’appauvrissement de la langue, c’est l’appauvrissement de la pensée

 

Il est assez triste d’entendre quotidiennement le niveau de langage appauvri de beaucoup trop d’intervenants à la radio et à la télévision.

Que dire des jeunes et des moins jeunes constamment branchés à un écran ?

Vocabulaire malmené, « populo à la mode », globish envahissant si peu anglophone, verbiage bas de gamme. Syntaxe réduite au minimum. Etc.

Où sont passées toutes les richesses et subtilités de notre langue ? La quasi-disparition des temps du passé, des subjonctifs … on cultive le présent de l’immédiateté, l’absence de relativité.

Parler « comme les Français de la rue » n’est pas une mission de service public. Mais un nivellement par le bas.

« Être dans le vent est une ambition de feuille morte ».

La mission de service public exige plutôt la promotion d’une langue riche, non malmenée par ce nivellement.

Il ne s’agit pas d’élitisme ni de pédanterie. Ni de passéisme. Mais d’inciter à tirer vers le haut plutôt que de niveler par le bas. C’est le fondement des missions des services publics (école, famille, communication publique, etc., qui ont malheureusement la fâcheuse tendance à faillir. Les bilans mondiaux sont terriblement révélateurs).

Négliger ou oublier ces nobles missions, c’est trahir ces missions.

Illustration quotidienne de l’appauvrissement du vocabulaire, parmi tant d’autres :

Exemple : le verbe « faire », utilisé à toutes les sauces, quand il existe tant et tant de termes plus adaptés et plus précis.

– faire la route. Non, elle est déjà faite. On la parcourt, on la suit, on la découvre,

– faire un métier. Non, on l’exerce,

– faire un sport. Non ! on le pratique,

– faire du cheval. Non, on monte à cheval, on chevauche.

 

 

J’ai essayé de montrer sur une même nouvelle écrite comme « autrefois » et écrite par des indigents de la pensée. Je ne garantis pas que certains aient pu l’écrire…

 

J’ai donc choisi à titre d’exemple, une liste d’adverbe et d’expressions françaises que l’on peut remplacer par une seule expression : du coup !

 

 

Ainsi, donc, dès lors, tout à coup, en conclusion, c’est pourquoi, en conséquence, par suite, subséquemment, désormais, aussi, après, soudainement, si je comprends bien, finalement

 

Première nouvelle

 

Une fois, lors d’un dîner entre amis, nous avons décidé de tester nos talents culinaires. Ainsi, chacun devait préparer un plat en fonction d’un thème : “les légumes”. Donc, j’ai opté pour une recette très audacieuse : les carottes flambées (j’exagère à peine). Dès lors, la soirée a pris un tour imprévisible.

Tout à coup, alors que je m’affairais dans la cuisine, mon ami Paul, qui avait choisi des brocolis à la crème (un grand classique), est arrivé avec un mélange appétissant, mais en fait… c’était de la purée ! En conséquence, il a essayé de convaincre tout le monde que c’était une nouvelle tendance culinaire. Subséquemmentc’est pourquoi vous devez vous y habituer”, disait-il en essayant de cacher son désespoir.

Par suite, nous avons tous décidé de goûter à sa purée, mais soudainement, il a glissé sur une peau de banane laissée là par Marc, qui avait mal jugé ses compétences en fruits. Si je comprends bien, ce fut le moment le plus hilarant de la soirée. Finalement, notre histoire de légumes s’est transformée en un véritable “carnaval culinaire” !

Désormais, chaque fois que nous nous réunissons, on se remémore cette fameuse soirée, et je n’ose même pas mentionner ma recette de carottes flambées. En conclusion, il faut toujours savoir que dans la cuisine, tout peut arriver – aussi même si ça implique quelques accidents et beaucoup de rires. Ainsi va la vie culinaire entre amis !

 

Deuxième nouvelle

 

Une fois, lors d’un dîner entre amis, nous avons décidé de tester nos talents culinaires. Du coup, chacun devait préparer un plat en fonction d’un thème : “les légumes”. Du coup, j’ai opté pour une recette très audacieuse : les carottes flambées (j’exagère à peine). Du coup, la soirée a pris un tour imprévisible.

Du coup, alors que je m’affairais dans la cuisine, mon ami Paul, qui avait choisi des brocolis à la crème (un grand classique), est arrivé avec un mélange appétissant, mais en fait… c’était de la purée ! Du coup, il a essayé de convaincre tout le monde que c’était une nouvelle tendance culinaire. ” Du coup vous devez vous y habituer”, disait-il en essayant de cacher son désespoir.

Du coup, nous avons tous décidé de goûter à sa purée, mais soudainement, il a glissé sur une peau de banane laissée là par Marc, qui avait mal jugé, ses compétences en fruits. Du coup, ce fut le moment le plus hilarant de la soirée. Du coup notre histoire de légumes s’est transformée en un véritable “carnaval culinaire” !

Du coup, chaque fois que nous nous réunissons, on se remémore cette fameuse soirée, et je n’ose même pas mentionner ma recette de carottes flambées. Du coup, il faut toujours savoir que dans la cuisine, tout peut arriver – du coup même si ça implique quelques accidents et beaucoup de rires. Du coup la vie culinaire continue entre amis !