La mélodie du vent

S’est tue

Silence ouaté

A peine troublé

Du son gracile d’une clochette

Grelottant au loin

Des bris argent

Fragments d’étoiles

Poudrés au sol

Nuages égratignés de givre

Se dessinent au détour de la voûte céleste

Miroir translucide

Gravé de volutes arabesques

Boule à neige révolue

Écrin de nos rêves d’enfant

Paradis esquissé

Hélas, le temps mesuré

S’effiloche, se rompt

Fragile esquif

Entre le jour enfui

Et la nuit annoncée.