Au cœur d’un échangeur routier
Se trouve un camp de toiles plastiques
Parmi sumacs et noisetiers
Où de vieilles femmes ridées mutiques
Font sécher du linge sur un fil
Où sous un pont près de la pile
Des hommes mendient au bord des voies
Des chiens errent sans but et aboient
D’autres s’affairent à réparer
Ce que le vent a déchiré
Jamais ce vaisseau de voiles bleues
Ne s’arrachera de ce lieu
Il s’ancrera dans cette terre
Et fera naître une rose trémière

scènes quotidiennes du petit peuple brave et courageux qui animent la vie sociale et donnent son sens pratique à l’existence même !!
Merci d’écrire simple et profond ..!!
Il n’est pas de lieu ou pays précisé dans ce joli poème. Mais vu “l’échangeur routier” il s’agit à priori d’un endroit dit civilisé, ce qui vient en contraste avec la misère de ce campement, misère bien sur universelle avec les mêmes codes, quelle que soit la degré de civilisation. Le vaisseau de voiles bleues est une belle image.