Nous irons fouler les longues plages de sable
Damées par des myriades de chars à voile
Parcourues, tôt, par des chiens de tout poil
Dans la lumière voilée d’un ciel passable
Nous serons perdus sans être seuls
Dans l’immensité des dunes changeantes
Nous croiserons sans qu’elles le veuillent
Des personnes éventées et chancelantes
Nos traces de pas seront autant de notes
Sur cette partition de sable humide
Savamment martelée par tant de bottes
Puis gommée par le reflux impavide
Nous nous promènerons sous l’arc en ciel
Qui éclaire et rassemble des inconnus
De cette humanité plurielle
En bord de mer sur cette large avenue

Très beau poème, même si j’aime un peu moins le dernier vers où cette “avenue” me tire trop de cet univers onirique de plages et de dunes.
Bien que ne connaissant pas le Touquet mais seulement d’autres plages à perte de vue, je me suis parfaitement senti plongé (si je peux dire) dans cette ambiance si particulière que je ne retrouve que quand je vais m’y promener, plutôt en hiver d’ailleurs.
Une petite génuflexion pour :
Nos traces de pas seront autant de notes
Sur cette partition de sable humide
J’aurais bien aimé la trouver, celle-là ! Bravo !