Nous irons fouler les longues plages de sable

Damées par des myriades de chars à voile

Parcourues, tôt, par des chiens de tout poil

Dans la lumière voilée d’un ciel passable

Nous serons perdus sans être seuls

Dans l’immensité des dunes changeantes

Nous croiserons sans qu’elles le veuillent

Des personnes éventées et chancelantes

Nos traces de pas seront autant de notes

Sur cette partition de sable humide

Savamment martelée par tant de bottes

Puis gommée par le reflux impavide

Nous nous promènerons sous l’arc en ciel

Qui éclaire et rassemble des inconnus

 De cette humanité plurielle

En bord de mer sur cette large avenue