Sans sentier ils allaient

s’égarant dans la végétation

et disparaissant

*

Sang du chemin

dans mes propres veines

*

Nuit inouïe

silencieuse

importée de l’éden

*

Ce lieu centre des vents symphonie des émotions

là-bas que devient-il ce lieu de poussière hagarde

Sur le bras de l’herbe

que le temps a couvert de pensées

sourit un arbre

avec tiède ferveur

*

Des dieux déchus

leur dernière chute

Ils deviennent

l’eau qui se noie

la lumière qui s’aveugle

*

Branches qui jonglent

avec un cœur ensanglanté

Elles le confieront

aux oiseaux migrateurs