Je la vis, douce lueur née d’une fine apparence,
Et son regard portait la paix d’une humble décence.
Je marchai vers son âme, sans crainte, en confiance,
Ignorant que déjà naissait en moi sa résonance.
Nos paroles s’entremêlent, tissant la connivence,
Et chacun de ses mots vibrait d’une pure aisance.
Je croyais à un souffle, un instant sans importance,
Mais son rire éveillait mes terres en dormance.
Longtemps je me cachai derrière ma nonchalance,
Fuyant l’élan du cœur et craignant l’allégeance.
Pourtant, dans son silence, brillait une présence,
Une lumière offerte, sans fard et sans exigence.
Un matin, elle partit. Tout sombra : défaillance.
Un froid muet s’installa, lourd de son absence.
Et le temps révéla, dans sa lente diligence,
Que mon cœur retenait son nom en permanence.
Alors naquit en moi cette brûlante évidence :
Le manque qui me ronge exige sa délivrance.
Je voudrais la revoir, abolir la distance,
Et murmurer : « Tu me manques… au-delà de l’espérance. »

Je me nomme Tounkara. Mon écriture est avant tout le reflet de mon désir de comprendre les réalités sociales et… quoi ?
♂ou ♀ ?
Bienvenue Tounkara !
Tu décris bien dans ta poésie, le passage de l’insouciance à la souciance.
Au passage tu inventes un mot !
Un processus implacable que chacun de nous peut un jour connaître :
un regard, des paroles, un instant sans importance, de la nonchalance , le silence pour aboutir à la défaillance.
Comme l’écrit Lamartine : « Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé »
Rien de nouveau sous le soleil…
Une réalité sociale…
Un bel hommage à un tendre coeur qui s’est fait dur ou qui s’est tu, et un bel effort sur ces rimes en “anses” glissantes.
J’ai bien aimé l’expression d’un bonheur qu’on tient sans le savoir et qu’on sait enfin quand il n’est plus…
Une leçon que l’on devrait méditer.
Merci pour ce poème.