Lueurs mouvantes
Évanescentes
Feux follets
Dansent dans la nuit
Kaléidoscope
Les couleurs
Se heurtent
Se fondent
Effleurent les alignements
Caressent le granit
Corail
Hyacinthe
À la frange des vagues
Souvenir fugace
D’une aurore boréale
Surgie
Au sortir de l’enfance
Enfouie
Telle une aile
Abandonnée au vent
Évanouie…

Bonjour Tanagra,
Souvenir rempli de couleurs et de mouvements.
Ton écriture est tellement expressive et suggestive que j’ai l’impression d’y être!
merci et bravo, Tanagra !
Ce poème est une véritable parenthèse enchantée. Il réussit le tour de force de capturer l’insaisissable avec une délicatesse rare.
Ce qui me frappe d’abord, c’est la richesse chromatique. Tanagra ne se contente pas de décrire des couleurs, elle les fait vibrer. L’utilisation de termes précieux comme “Corail” et “Hyacinthe” apporte une touche d’élégance presque minérale à ces “lueurs mouvantes”.
Le poème fonctionne comme un véritable kaléidoscope : les images s’entrechoquent et se fondent, créant une impression de mouvement perpétuel. On ne lit pas seulement le poème, on contemple une aurore boréale qui danse sous nos yeux.
Le texte est empreint d’une grande sensualité. Le choix des verbes est remarquable de douceur : dansent, effleurent, caressent.
Ces termes contrastent magnifiquement avec la dureté du “granit”, créant une tension poétique entre la légèreté de la lumière et la solidité de la pierre. C’est un mariage entre l’éthéré et le terrestre.
La force émotionnelle du poème réside dans son lien avec l’enfance. La magie n’est pas qu’un phénomène visuel, c’est un “souvenir fugace”.
L’image finale de l'”aile abandonnée au vent” est d’une beauté mélancolique absolue. Elle symbolise parfaitement cette part de merveilleux que l’on porte en soi, mais qui semble parfois nous échapper avec le temps. La ponctuation finale (les points de suspension) laisse le lecteur dans un état de rêverie, prolongeant l’évanescence du moment.
« Magie » est un poème d’une grande finesse qui parvient à matérialiser l’immatériel. C’est une invitation à retrouver notre regard d’enfant face à la beauté brute du monde.
Nima je te remercie de ton commentaire bienveillant qui me comble
Loki,
Oh, tant de louanges, est ce bien humain ?…
Hélas tout ne peut pas être magie !
Poétique et superbe évocation d’une aurore boréale, impérissable souvenir d’enfance. enfoui, évanoui mais soudain renaissant.
Avec les mots que le temps sait parfois poser sur les choses vues dans un lointain passé pour n’en garder que la quintescence, ce que tu sais si bien faire.
Bravo et merci Tanagra pour cet instant d’émerveillement, ce souvenir lumineux.