Coups de boutoir

Lancinants

L’océan assène

Et frappe la roche

Les galets roulent

Se recroquevillent, fœtus

S’égrènent 

Tournoient

S’abandonnent

La roche résiste

Résiliente

Menace de se fendre

La vague murmure

Des mots inaudibles

Pétris d’innocence et de désir

La mer mugit, impatiente

Eructe des jets d’écume

La roche est prise en étau

Entre jusant et mort d’eau

Alors,

Au dernier assaut

Elle se livre

S’ouvre délicate

Et se fond

Se veut dune

Et se découvre

Délitee

En un maelstrom géant

Douce, apaisée

Sable argent.