Dans la forêt ocre, où dort un crépuscule sacré,
Je marche, ivre, sur un rêve aux lueurs infinies.
Le vent d’automne, en plainte désenchantée,
Fait ondoyer l’âme et la chair de ma jolie.

Un feu brûlant s’éveille en ma mémoire,
Le récit du jour s’endort dans ton regard.
Ta grâce douce est promesse illusoire,
Je ne fais qu’effleurer l’ombre d’un espoir.

Puis tout s’efface, fugace est la lumière,
Et ton visage s’évanouit, tel un univers,
De mots perdus au fin fond du firmament.

Pourtant, au cœur de cette nuit profonde,
Je sens vibrer un serment de ton monde,
Un feu sacré, qui vit en moi, éternellement.