J’ai croisé sur ma route un ange,
Goûté chaque recoin de paradis ;
J’y ai savouré le goût, fondant sur ma langue
Un visage ! en fut cette leçon de vie.
L’avertissement des Sept trompettes
dans le son de ton rire ;
À chercher en vain ce dont mon cœur
clamait souffrir…
Aveuglé par la lumière
de ta peau laiteuse,
mon geôlier n’était d’autre
que cette vicieuse.
J’ai croisé sur ma route un ange,
Goûté l’amertume de l’enfer.
À ton égard, mes louanges
m’ont fait brûler sur Terre.
Et voici ! ..maintenant, ô pauvre coeur à jamais, privé de sa lumière.

Je suis touché par ce poème “suspendu”. Est-ce à cause de l’ange que je vois flotter dans la nef de la cathédrale de l’amour ?
Un bel ange que ton texte me fait imaginer en sucre candi, étincelant de cristaux, comme ceux qu’on accrochait à nos branches de laurier pour la fête des Rameaux. Un ange tout brillant, prêt à être consommé.
Et puis, ne sont-ce pas les anges déchus que l’on retrouve en enfer ? Et c’est ce que je lis dans la chute de ce poème.
Tu vois jusqu’où ce texte m’a embarqué !!
Marci Emma !
Toutefois, je trouve le mot “vicieuse” assez dissonant, trop concret dans ce texte plutôt aérien.
Je sais bien que la rime est souvent difficile, mais j’aimerais bien trouver autre chose pour rimer avec laiteuse…
Je suis aussi un peu dérangé dans ma lecture par “cette vicieuse” dont je ne comprends pas bien si l’adjectif se rapporte à “ta peau” ou si c’est un substantif pour parler d’une autre personne. J’ai finalement opté pour “ta peau” mais avec quelques doutes.