Les filles séchez vos pleurs
Et contre vos yeux rouges
Froncez bien fort le nez qui bouge
Aux oubliettes ce joli cœur
Rangez bien loin ce laid farceur
Ce cancrelat ce moins que rien
Fermez à clé votre rancoeur
Sautez riez et oubliez
Repeignez toute la devanture
Grimpez d’un saut sur la monture
De ce joli et fier à bras
Ce bien beau gars qui passe par là
Convoquez toutes vos copines
Pour rire ensemble dans la cuisine
Rouler la pâte à pizza
Craquez croquer du chocolat
Chanter bien faux et à tue tête
Une coquine chansonnette
En savourant tous vos ébats
Passés par ci et puis par là
Et si le ventre toujours noué
Le cœur encore un peu en friche
Courez vite voir au…robinet
S’écouler quelque rime riche
Poussez un vers pour ce dadais
Qui n’mérite pas votre désir
Une poésie pour vous faire rire
Et puis rêvez d’un homme, un vrai.

Merci Chrisdottir pour ce poème. Bien qu’il ne me touche pas personnellement, il fait écho à des conversations que j’ai avec mes filles, avec qui je suis très proche.
J’ai l’impression que de nos jours, les hommes manquent particulièrement de romantisme et de principes, et qu’ils sont souvent lâches. Mais cela ne veut pas dire qu’il faut se comporter comme eux. Il y a encore de belles personnes, avec de vraies valeurs et de grandes qualités de cœur.
Après bien des péripéties, mes filles, qui ont quand même 31 et 33 ans, ont enfin trouvé des compagnons avec qui je peux parler ouvertement. Ils me semblent sensibles et amoureux… du moins pour l’instant. L’essentiel, c’est qu’elles soient heureuses, et c’est tout ce qui compte pour moi.
Les chagrins d’amour existent de toute éternité !
On croit que le premier amour sera éternel, une illusion de la jeunesse que la vie peu à peu va dissiper.
Cette prescription est charmante ! Mais suffira-t-elle à consoler la jeune fille qui se croit inconcevable ?
De tout temps la majorité des garçons ont été volages ! Ils ne suivent que leur testostérone…
Et les filles fleur bleue !
Même beaucoup de chansons ont été écrites sur ce thème.
J’ai bien aimé cette ritournelle que je trouve douce-amère.
Au début, une sorte de rancoeur jamais bien digérée, même si pour l’abréger on saute sur le premier venu, avant une petite couche d’auto-dérision, entre filles, pour faire semblant qu’on n’a pas mal et qu’on se fout bien du Prince charmant.
Pourtant, encore une fois, au fond de la boîte de Pandorre, il reste l’Espérance, une rime que l’on cherche avec une âme soeur de son âme, mais on n’ose pas trop y croire et on tourne encore la quête en dérision avec “… ce dadais qui n’mérite pas votre désir“.
La chronique, presque “d’une mort annoncée“, mais au moins pour moi d’une “quête inaboutie déjà certaine”…
Oui, de la douce amertume, c’est ce que je ressens là, mais peut-être me trompe-je ?
Quant au rêve d’un homme, d’un “vrai“, je m’abstiendrai de lancer ici une nouvelle discussion qui n’aurait aucun rapport avec l’écriture, et je laisse chacun ruminer la chose ! 🙂
Du talent ! J’apprécie