L’amitié est une chose que j’avais oubliée,
Mais le temps, doucement, m’a réappris à l’aimer.
Pas comme deux cœurs qui cherchent à s’unir,
Mais comme une personne qui nous aide à guérir.
Pas pour des gestes ou des promesses en l’air,
Mais pour ce qu’elle est : entière, sincère.
Aimer une personne dans tout ce qu’elle est,
Sans masque, sans rôle, sans jamais juger.
Une rencontre insensée, presque inattendue,
Mais qui m’a permis d’exister à mon tour,
De briser le silence, d’oser dire ce que je suis,
Avec elle, je peux enfin respirer.
Elle est ce calme quand tout s’agite,
Cette présence discrète, mais solide.
Quelqu’un qui reste, même quand je disparais un peu,
Et me rappelle que je suis encore là.
Et je sais que, quand tout devient trop lourd,
Je peux lui écrire, l’appeler, faire un détour.
Elle répond, même quand je parle tout bas,
Toujours là, surtout quand je suis au plus bas.
Grâce à elle, je reprends ma chance,
Je me sens enfin vivante
Après tant d’années d’absence.
Ce lien précieux, plus fort que le silence
C’est l’amitié, vraie, sans défense.

Bienvenue, Brooklyn, et merci pour ce poème où l’auteur/l’auteure énonce une vérité et des émotions qui me touchent.
Bien sûr, cela me fait penser à Montaigne : “Parce que c’était lui, parce que c’était moi“,
mais surtout à la chanson de Françoise Hardy : “et comme on ne sait pas ce que la vie nous donne / il se peut qu’à mon tour je ne sois plus personne / Alors, peut-être, je viendrai, chez toi, chauffer mon coeur à ton bois” (de mémoire…)
Quant à Rutebeuf, c’est Pauvre Rutebeuf, mais la chanson est très jolie aussi !
Encore merci, Brooklyn !
J’ajoute que je suis heureux de voir certains de mes textes ci-dessus associés à ce poème. 🙂
Bienvenue, Brooklyn, et merci pour ce poème où tu glorifies la vraie amitié.
Dans la vie, nous croyons avoir des amis, et nous avons souvent beaucoup de déception. Ce que nous appelions un ami n’était souvent qu’un camarade, un copain, un collègue ou une relation !
Quand les aléas de la vie nous ont frappés, nous nous sommes vite aperçus que ces « amis » n’étaient plus là pour nous soutenir.
Sans aller dans des cas extrêmes, nous nous apercevrons souvent que ces amitiés sont intéressées. Quelle déception !
Comme tu l’écris dans ton poème, l’amitié est une chose que l’on peut avoir oubliée.
Mais avec le temps, on peut doucement, réapprendre à aimer.
Pas comme deux cœurs qui cherchent à s’unir,
Mais comme une personne qui nous aide à guérir.
Mais qu’est-ce qu’un vrai ami ?
C’est la personne qui vous voit tel que vous êtes, dans votre entièreté, et reste à vos côtés, car il sait que votre valeur dépasse largement vos imperfections. Cette forme d’acceptation est rare et précieuse. Il ne s’agit pas d’ignorer les défauts, mais plutôt de vous aimer malgré eux, et parfois même grâce à eux.
Pourquoi dit-on que l’amitié est plus forte que l’amour ?
L’amitié peut être aussi forte que l’amour et on y vit les mêmes joies. Le lien amical peut-il être plus durable que l’amour ?
Dans l’amitié, il n’y a pas de lien charnel. Or, autant la sexualité peut être le ciment d’un couple à ses débuts, autant elle peut le fragiliser ensuite.