Le jaune, c’est pratique
Ça creuse, ça transporte, c’est temporaire
Gonflable, il sauve des vies, même ratatiné sous un siège
Ou descend automatiquement nous apporter de l’oxygène
Il est omniprésent dans notre vie
Il nous guide dans l’obscurité et s’adapte à notre environnement
Il souligne toutes nos actions et pensées
Il est moderne et efficace, sans prétention,
Comme sa cuisine rapide, pas chère et qui émoustille les papilles
Parfois, il est trop présent et nous énerve
Trop de pub, trop de cartoons, trop vulgaire,
Il gagne les interstices de la société, tel un blob
On essaie de le cacher par des couleurs plus sages,
Mais il n’y a rien à faire, le public l’aime
Et le réclame avec ses flashs et ses lumières scintillantes
Il est irremplaçable et éclaire notre avenir

BARLOY tu sais combien j’ai apprécié tes autres couleurs, mais avec le jaune j’ai du mal à adhérer à la direction, que tu as imprimé à ton à ton poème.
Certes ton texte brosse un portrait inventif et captivant du jaune en détournant avec malice son rôle fonctionnel et quotidien — des engins de chantier aux masques à oxygène, des surligneurs au fast-food — pour en révéler l’omniprésence. Entre modernité pop, énergie brute et léger agacement, tu célèbres avec dynamisme une couleur indispensable qui refuse de s’effacer.
J’ai sans doute tort, mais j’ai du mal à changer de paradigme ! Pour moi, le jaune est attaché au bouton d’or, au tournesol, au beurre, au jaune d’œuf, etc.
Je le regrette, je suis sans doute trop conservateur.
Mais je te félicite d’aborder un paradigme plus novateur.
L’avenir est à ceux qui osent…
Bien vu !
Personnellement, auparavant, enfant, je detestais cette couleur. Sans doute pour avoir dormi dans une chambre d enfant aux murs peints d un jaune sale et triste.
Et puis, bien plus tard quand j ai pris des pinceaux, le jaune est devenu une lumiere qui eclairait toile ou papier a dessin. Quand le soleil du sud est entré dans ma vie avec le bleu du ciel de Provence et d Occitanie, eclairant l ouverture des volets le matin alors la chaleur et la force du jaune m’ont souri comme de l’or.