D’authentiques secrets écrits
sur de la peau
de ces nouveaux messies
qui n’ont pas vu la croix.
Enchevêtrés de lianes
bientôt dans le tombeau
où finissent en sang
ceux qui prêchent le faux.
Croire en l’absolu
ne connaissant que bribes.
Confondre l’éternel
avec des assureurs.
Le cœur a ses raisons
le désespoir inhibe
on tend alors la main
au premier des menteurs.
Puisant dans le débat
la recherche du choix
sans vraiment reconnaitre
le chemin de Dédale,
croiser le Minotaure
et croire avoir la foi.
Minos rit de nous voir
à genoux sur ses dalles.
Gilbert

Un peu de mythologie ne peut certes pas faire de mal, je ne sais pourquoi je reste rétif, trop compliqué pour moi.
Je suis mauvais juge en poésie mais je suis impressionné par la qualité de tes textes.
Quant au fond, nous avons à naviguer entre recherche de la vérité et main tendu “du premier des menteurs”, et ce monde devient dangereux !
J’ai envie de citer Jean-Claude Carrière ” Suivez ceux qui cherchent la vérité, fuyez ceux qui l’ont trouvée”
Une quête sans fin…
Merci, Chamans, pour ton commentaire. C’est vrai que je suis passionné de mythologie.
Si tu me permets de te donner quelques clés de lecture : Je décris des personnes qui, perdues dans le labyrinthe de leur quête spirituelle, prennent un monstre comme le Minotaure pour un dieu. La femme de Minos, Pasiphaé, était tombée amoureuse d’un magnifique taureau blanc, un cadeau de Poséidon. De leur union naquit le Minotaure, que Minos s’empressa d’enfermer dans le labyrinthe construit par Dédale.
Après sa mort, Minos et ses frères devinrent les juges des Enfers. C’est ce juge des Enfers qui se rit de nous voir à genoux sur ses dalles.
Voilà, j’avais besoin de partager ce cheminement poétique. Merci encore.