Quelle est donc cette ère où des oiseaux aptères

tournent autour de leur proie ô combien réfractaire ?

Des écailles de ciel tombent dans un fracas,

en maudissant la lune dans son plus bel éclat.

Des volcans éructant leurs plus vieux souvenirs,

nous content leur passé pour mieux s’épanouir.

La Terre, en hurlant, abhorre les bipèdes,

mais nous parle, nous exhorte de venir à son aide.

Miroirs, face cachée, ignorant le réel,

sentence d’allégeance aux plus caractériels.

Des démons maléfiques aux têtes de traders

maquillent nos espoirs pour mieux faire leur beurre.

Le phénix fatigué n’est plus qu’un tas de cendres,

mais on finira bien par écouter Cassandre.

De fébriles instances de l’œuvre inavouée,

mal être de nos âmes, prêtes à tout divulguer.

Des oripeaux en flammes pleurent leurs souvenirs

d’un temps où devant eux, il y avait l’avenir.

Aujourd’hui est hier tout comme il est demain.

Le temps non linéaire ne suit pas un chemin.

Et toujours ces miroirs qui ne veulent rien voir,

qui trompent nos espoirs, ne veulent rien savoir.

Au-delà l’horizon qui courbe notre vue,

nous marchons à tâtons car nous sommes perdus.

Ces mots sont comme une arme protégeant mon esprit,

de tout ce qui me mène au bord de la folie.

Je combats, je m’acharne, je ne veux plus pleurer.

Je veux bien rire aux larmes sachant la vérité.

Car moi, je tourne en rond dans mon esprit fébrile.

Je suis la marionnette de ce crayon débile.

Et je n’y suis pour rien, soyez-en mes témoins.

Gilbert