De ma naissance inique sur un champ de bataille
et des contrées lointaines où je me suis battu,
des sortilèges obscènes et des sorciers sans faille,
de ma lame sanglante, je les ai combattus.
Combattre était mon mot, et ma puissance ardente,
laissait parler en moi ma nature violente.
Pourtant le désespoir souvent m’a envahi,
me laissant un instant dans l’ombre de ma vie.
Mais fi que tout cela, ma posture imposante
a dominé mon cœur pour de nouveaux défis.
J’ai détruit des châteaux et des tyrans sans terre,
pour défendre des hommes qui n’en avaient que faire.
Peu m’importe mon sort, les dieux et la magie,
seul compte pour moi le chemin que je suis.
Je croyais être fort, je suis devenu roi,
je croyais avoir tort, on ne suit que ma loi.
Moi le dernier guerrier qui ne vécut alors
que de guerre et de sang, ce soir j’attends la mort.
Je l’attends patiemment et je la combattrai,
et un sourire aux lèvres, je la remercierai.
Gilbert
D’après l’œuvre de Robert E Howard

Il se dégage une force certaine de ce poème au ton d’épopée.
Est-ce que la conquête éperdue de la puissance et du pouvoir, ici victorieuse, est un accomplissement ?
Il semble bien qu’il en est ainsi pour une catégorie d’humains et pour notre malheur.
La vie n’est sans doute qu’un combat, mais quel combat ?
Questions flippantes…
Merci Chamans pour ton commentaire. Ton point de vu m’avait échappé. Je voulais simplement parler d’un homme qui ne choisi pas son destin, mais la nature, l’ayant doté de capacité hors norme, ce retrouve roi sans l’avoir voulu. Lui ne poursuit que son chemin sans vraiment réfléchir. Il avance, il survit et puis meurt toujours l’arme à la main. Mais effectivement, le lien avec un certain chef d’état est évident. La différence est que ce président à un plan et réfléchi, mal peut être et certainement pas pour le bien commun.
Nous ne sommes pas tous égo face à l’adversité. Le combat ou la fuite sont nos deux options et quelques rares personnes n’envisagent jamais la fuite. moi, je ne suis pas comme ça et apparemment Robert E Howard non plus car il s’est suicidé à 30 ans suite au décès de sa mère. C’était un ami de Lovecraft et avec Tolkien ils sont les précurseurs de la littérature de fantasy moderne.
Je regrette Gilbert !
Je ne peux qu’apprécier la vigueur de ton texte, car Conan et Robert E Howard sont absents de mon champ culturel.
C’est sûrement un manque, mais pour moi il est un peu tard pour pallier cette lacune !