Porte drapeau
Au plus profond de toi-même cherches l’âme
Cette mèche incandescente qui brûle en toi
Mets en évidence ta passion ta flamme
Sous le vent grotesque des chiens qui aboient
Ironises sur les sombres moqueries des débilitants
Aux esprits clos miteux et sans partage
Trempes ta plume dans l’encrier du temps
Et écris toutes les décrépitudes sur ta page
Mords avec ardeur pleinement les matins tièdes
Dans la chaleur innovante des néons patients
Fais figure de porte drapeau sur la corde raide
Des embuches constantes de la perfidité des gens
Éteints les torchons qui brûlent entre les ignorants
Qui ne connaissent que les armes pour paroles
Hausses le ton dans les nues des incompétents
Donnes leur un instant de l’empathie dans leur jeu de rôle
Dénoues les cordages usés du temps alangui
Qui subissent l’inconstance des humeurs du vent
Souffles dans les voilures aux néfastes théories
L’odeur nauséabonde des ourdis latents
Mouilles tes lèvres à la source de tes envies
Comme le soleil boit la tasse sur l’horizon en flamme
Apportes ta petite touche novatrice de colibri
Dans ce monde fantasque dépourvu de charme
Tournes les ailes des moulins de la paresse
Des œillères cupides des sectaires ombrageux
Accroches leur intelligence optue aux cerfs volants en liesse
Regardes les vols éphémères sourirent aux nuages gracieux
Écris des mots bleus dans leurs partitions au langage funeste
Apportes de l’eau limpide aux abreuvoirs taris
Donnes à la salive de l’appétence, de la compréhension, un zeste
Alors pour tout cela des barrières seront franchies
La victoire est au bout de ton acharnement
Par tes mots, la sagesse de ton auguste vécu
Si à tes idéaux un jour tu leur mens
C’est une partie de ton âme que tu auras perdu

Merci à l’auteur de dire son nom et je l’associerai à ce poème : un malheureux bogue sur ce site fait que, parfois, le nom de l’auteur n’est pas pris en compte… Désolé.
Je trouve un vrai souffle dans ce texte mais j’ai du mal à suivre en à accueillir les si nombreuses injonctions pour les savourer vraiment.
et… je pense qu’il faudra faire un tour du côté des verbes du premier groupe à l’impératif qui ne prennent pas de “s” : Cherche, ironise, trempe, dénoue, souffle, mouille, tourne, approche, accroche, donne. Cela nuit forcément la fluidité de ma lecture et à ma compréhension du poème…
Ce texte me plaît !
Mais comme Hermano, je trouve que tu places la barre un peu haut.
Comment moi, misérable être de chair, vais-je pouvoir répondre à ses nombreuses injonction ?
Mais quel importance après tout ce n’est que de la poésie…