Une fois de plus, je suis devant mon bureau, tel un naufragé du désert devant la source tarie d’une oasis.
Une page blanche est devant moi ainsi que ma collection de stylos à bille qui attendent sagement que l’idée transcendante émerge de mon cerveau.
Je me suis levé très tôt, ce matin, en espérant que l’inspiration arrivait plus facilement dans un esprit reposé après une nuit de sommeil. Un bon café bien fort allait sans aucun doute, stimuler mes neurones.
Ce que je pensais au départ comme des idées géniales avaient jailli, plusieurs fois.
J’avais immédiatement couché ces fulgurances sur le papier. Mais à la relecture, j’avais dû convenir que les quelques lignes écrites étaient de la bouillie pour petits chats, sans aucun intérêt. Ma corbeille à papier était le cimetière où reposaient les avortons de livres et le témoin muet de la stérilité de ma pensée.
Pourtant, mon premier roman avait eu un énorme succès.
Je me rappelle la proclamation du prix Goncourt décerné à ce que j’appelle maintenant « mon œuvre ». Les interviews, à la radio et à la télévision, se sont succédées. J’ai gardé précieusement dans un dossier les critiques élogieuses de mon livre.
En quelques mois, cette apothéose s’est estompée et mon éditeur me tanne chaque semaine pour que je lui propose un autre roman…
Une fois de plus je renonce !
À travers la fenêtre, je regarde douloureusement les nuages, défiler dans le ciel.
Que est-il arrivé ? Je croyais être arrivé au sommet de la gloire et je repasse plusieurs fois par jour la bande de mon passage à la Grande Librairie.
Tout le monde m’adulait. Plusieurs grandes librairies m’avaient invité. Je dédicaçais modestement mon livre, alors qu’intérieurement mon égo enflait démesurément.
Et aujourd’hui, cette chute inexplicable…
Pour me rassurer, j’essayais de me convaincre que les grands auteurs avaient sûrement éprouvé des passages à vide et avaient su rebondir ensuite.
Quand j’avais écrit mon premier roman, j’étais dans une sorte d’extase, les idées et les mots sortaient de ma tête sans effort.
Aujourd’hui, j’ai la sensation d’être d’amputé, le vide de mon cerveau m’angoisse.
Tout en regardant la vidéo sur la Grande Librairie, je m’interroge. Est-ce bien le même homme plein d’assurance devant les caméras et l’homme avachi devant son bureau ?
Devant le manque d’inspiration, je décidais de prendre le taureau par les cornes !
Partant du principe que le corps humain est un tout, je pris la décision de pallier ma vie sédentaire par une reprise du sport.
Ainsi, mon cerveau serait mieux irrigué et de ce fait fonctionnerait mieux !
Tous les matins, dès mon petit déjeuner terminé, je partais faire de la course à pied par des parcours qui me menaient au gré de mon humeur au bois de Boulogne ou le long de la Seine. Certes, l’air n’avait pas la qualité de l’air de la campagne, de la mer ou de la montagne. Mais il fallait faire avec ce que j’avais…
Parallèlement, j’avais pris un abonnement, à une piscine voisine avec un bassin de 50 m. Et une fois par jour, je parcourais 1000 m en compagnie de stakhanovistes acharnés.
Voulant mettre toutes les chances de mon côté, je m’étais souvenu que lorsque je préparais le baccalauréat et divers concours j’ingurgitais des fortifiants censés booster la mémoire et le cerveau. J’allais donc faire une razzia chez mon pharmacien.
J’avais décidé de pratiquer ce renouvellement physique pendant 15 jours, et de ne pas m’asseoir devant mon bureau, avant d’y revenir complètement régénéré.
Le 16e jour, j’étais en pleine forme, j’avais la sensation d’être un autre homme, et on allait voir ce qu’on allait voir…
Sur mon bureau des pages blanches ainsi que ma collection de stylos à bille attendaient sagement depuis 15 jours l’écrivain génial que j’étais redevenu.
Il ne me fallut pas longtemps pour m’apercevoir que si mon corps avait repris de la vigueur, en revanche, mon cerveau, restait imperturbablement hermétique à la moindre idée nouvelle.
Dépité par cet échec, je cogitais devant mon bureau, toujours en regardant les nuages défiler comme si cette vue pouvait résoudre mon problème !
Je me posais, alors la question : où les auteurs célèbres avaient-ils péché les idées qui leur avaient permis d’écrire des chefs-d’œuvre ?
Cette force épistolaire qui a transcendée, leurs écrits, est-elle encore présente dans les lieux où ils ont habité ?
Si c’est le cas, peut-être en vivant quelques heures dans leur maison, cette force pourrait s’imprégner dans mon cerveau.
Après tout récemment, un avocat célèbre, Richard Malka, a rédigé son livre en procédant de cette façon.
Il explique dans son livre « Après Dieu » qu’il a demandé à être enfermé toute une nuit dans le Panthéon, près de la tombe de Voltaire.
Lui, l’incroyant bien décidé à rire encore de Dieu, en guerre contre le « respect » dû nouvellement aux religions, va s’imprégner du fluide du plus irrévérencieux philosophe des Lumières : Voltaire.
Tout de suite me vint l’idée, un grand écrivain : Chateaubriand.
La dernière maison de Chateaubriand est située à quelques kilomètres de Paris, dans la Vallée-aux-Loups.
Si c’est à Combourg que Chateaubriand dit être devenu ce qu’il est, la Vallée-aux-Loups est indéniablement l’autre lieu emblématique lié à la mémoire de l’écrivain. C’est là en effet que s’exprime toute la dimension de l’homme, à la fois écrivain, homme politique, voyageur et botaniste.
Puis un autre avantage pour moi, cette maison n’est pas loin de Paris !
Incessamment pris entre les feux d’une carrière politique contrariée et d’une vie littéraire féconde, Chateaubriand y trouva là un « petit désert » où apaiser son amertume de ne pouvoir occuper sur la scène politique de son temps la place qu’il espérait. C’est là aussi qu’il écrivit quelques-uns de ses ouvrages majeurs et commença la rédaction des futures Mémoires d’outre-tombe.
J’avais déjà quelques fois visité cette maison, et je connaissais parfaitement les lieux ! Indubitablement, elle était parfaite pour exécuter mon plan et m’imprégner ainsi de l’esprit de ce grand homme.
Je la visitais donc en fin d’après-midi, une demi-heure avant la fermeture. J’avais repéré un placard, apparemment destiné à stocker des instruments de ménage. Je profitais de l’inattention de la guide qui était passée avec le groupe de visiteurs dans une autre pièce. Rapidement, je m’enfermais dans le cagibi et j’attendis la fermeture du musée. Quand le soir fut venu, je sortis de ma cachette.
Je m’allongeais sur le tapis à côté du bureau de Chateaubriand.
Sans aucun doute, c’était la meilleure place pour capter les émanations spirituelles du grand homme. Je ne doutais pas qu’il serait flatté de mon admiration pour lui et me transmettrait une partie de son génie ! Au matin, avant que le musée ne s’ouvre et que passent les femmes de ménage, je quittai discrètement l’appartement et retrouvai l’air frais de la Vallée-aux-Loups.
Je ne doutais pas que la communion avait eu lieu !
De retour chez moi, je me précipitai dans mon bureau.
Je m’installais, le cœur battant, devant les feuilles blanches et mes stylos préférés.
Miracle ! En posant ma plume, sur la feuille, elle démarra, indépendante de ma volonté, et écrivit quelques lignes.
Il n’y a pas de jour où, rêvant à ce que j’ai été, je ne revoie en pensée le rocher sur lequel je suis né, la chambre où ma mère m’infligea la vie, la tempête dont le bruit berça mon premier sommeil, le frère infortuné qui me donna un nom que j’ai presque toujours traîné dans le malheur.
J’étais sidéré, avais-je retrouvé cette précellence qui m’avait permis de publier mon premier roman ?
J’essayais de poursuivre ce premier paragraphe qui, sans aucun doute, serait le début de mon deuxième roman !
Mais c’est comme si quelque chose s’était coupé dans mon cerveau. Aucune idée cohérente ne venait alimenter ma plume qui restait comme figée sur le papier.
Interloqué par ce vide épistolaire, je pris la feuille et je relus ce que mon stylo avait écrit.
Le rêve dans lequel j’étais plongé se dissipa !
C’étaient les premières lignes des mémoires d’Outre-tombe de Chateaubriand ! Ainsi, ma nuit dans sa maison n’avait servi à rien, sinon à me remettre en mémoire un livre que j’avais souvent lu…
Décidément, la malédiction de page blanche continuait !
Tandis que je me promenais dans la rue, ruminant mon échec, mon cerveau ne cessait de mouliner, cherchant à trouver un remède à mon vide littéraire.
Bientôt ce fut une évidence. J’étais vraiment présomptueux de penser que passer une nuit dans la maison de Chateaubriand suffirait à m’insuffler l’esprit de ce grand homme ! D’ailleurs, était-il encore dans cette maison, restaurée pour en faire un musée ?
Il devait bien rire dans son au-delà, en voyant ce minable écrivaillon, désireux de s’imprégner de son génie !
Moi j’étais plus modeste. Je souhaitais simplement retrouver une inspiration qui me permettrait de franchir la marche que constitue l’écriture d’un deuxième roman.
Je savais que l’ascension de cette deuxième marche était difficile. De nombreux écrivains avaient échoué pour sombrer dans les oubliettes de la littérature !
Je ne m’identifiais pas à ces monuments de la littérature que sont Chateaubriand, Balzac ou Zola et qu’être primé à un prix Goncourt ne vous plaçait pas automatiquement à côté de ces grands hommes.
Certains auraient abandonné, mais je suis têtu et je pense souvent à ma pauvre mère, qui me surnommait « tête de bois ».
Comme le président Mitterrand, incroyant notoire qui croyait aux forces de l’esprit, j’étais encore persuadé que le voile qui s’était abattu sur mon cerveau pourrait être levé par une force extérieure occulte.
Dans ma pensée, s’élabora lentement une nouvelle solution. J’avais pensé m’imprégner du fluide littéraire de grands écrivains, comme Chateaubriand, Proust ou Balzac. C’était se limiter à la culture franco-française. La solution n’était pas là, mais dans la culture égyptienne, mère de toutes les cultures occidentales. Ce peuple qui avait su mener l’écriture au plus haut sommet.
Il fallait donc je me rapproche au plus près des symboles de cette admirable civilisation. Une solution aurait été que je fasse le voyage et que je m’enferme dans le tombeau d’un pharaon. La difficulté de cette entreprise m’apparut immédiatement, aussi pensais-je à une solution de substitution, je devais passer la nuit en compagnie du scribe égyptien du Musée du Louvre !
Ah ! le scribe accroupi m’avait toujours fasciné, lorsqu’adolescent, j’allais au Musée du Louvre.
Cette statue, autrefois encastrée dans un socle qui donnait son nom et ses titres, est l’œuvre égyptienne la plus célèbre du Louvre. Le défunt est représenté assis en tailleur, en train d’écrire de droite à gauche sur un papyrus qu’il déroule de sa main gauche au fur et à mesure de l’avancée de son travail.
Même adulte, le Musée du Louvre est associé dans mon esprit à Belphégor, et j’avais une certaine émotion à me faire enfermer dans ces grands bâtiments.
Je ne rencontrai aucune difficulté à rester caché dans la salle égyptienne après le départ des visiteurs.
Je me mis dans la même position que cet illustre ancêtre éclairé par la lumière blafarde de la lune, et je fixais ses yeux.
Et au fur et à mesure que le temps passait, j’avais l’impression d’entrer en communion avec lui.
C’est le bruit des visiteurs du matin, qui me réveilla, je m’étais endormi, hypnotisé par ce regard venu du lointain des temps…
Ce coup-ci, j’eus l’impression d’avoir décroché le jackpot ! Le regard du scribe était encore présent dans ma mémoire, sans aucun doute, son fluide avait pénétré mon esprit.
À moi la feuille blanche ! Le génie épistolaire était en moi et allait se manifester.
Une évidence s’imposa à moi !
Raconter ce qui m’était arrivé serait une magnifique idée comme sujet de mon deuxième roman !
La première phrase émergea spontanément de mon cerveau…
Et je me précipitais pour la coucher sur le papier.
C’était vraiment pas mal pour un début de roman !
Combien heureux celui qui raconte ce qu’il a vécu !
Je faillis tourner de l’œil, en regardant le résultat de mon premier jet…
La période qui suivit cette rencontre avec l’esprit du scribe fut l’enfer.
Je pensais, je vivais hiéroglyphes.
La seule chose positive était que je pouvais lire sans aucun problème les inscriptions sur l’obélisque, place de la Concorde.
Si Champollion avait eu mon don, cela lui aurait drôlement facilité la tâche !
Grâce à Dieu, le phénomène s’estompa lentement, et je retrouvais mon état antérieur.
À ce phénomène exceptionnel succéda une phase d’aphasie d’au moins un mois.
Je me traînais sans but ! Je ne pensais plus à mon deuxième roman, d’ailleurs je n’avais plus la force d’écrire…
J’allais consulter mon médecin qui diagnostiqua une dépression. Il me bourra de médicaments et me conseilla d’aller me reposer au bord de la mer. Sans aucun doute, l’air marin me permettrait de remonter la pente et de me passer des antidépresseurs.
Tandis que je me promenais sur la côte sauvage admirant les vagues qui s’écrasaient sur les rochers je repensais à tout ce qui m’était arrivé. Une fulgurance traversa mon cerveau : qu’allais-je chercher l’aide des forces de l’esprit pour pallier mon manque d’inspiration alors qu’il suffisait de se m’adresser la technologie moderne.
L’IA était la solution. Tous les jours sur Internet je pouvais en voir les magnifiques réalisations. Que n’y avais-je pas pensé plus tôt alors que le plus crétin des potaches faisait appel à l‘IA pour rédiger un devoir de mathématiques ou une rédaction ?
C’était ma dernière planche de salut !
J’activerais un logiciel d’intelligence artificielle.
Je formulais la demande suivante :
- Appuie-toi sur mon premier roman, et réalise un deuxième roman !
Dans les données, j’introduisis le fichier de mon premier roman.
Je laissais mouliner l’ordinateur, le temps suffisant pour qu’il réalise ses opérations.
Le lendemain le document était imprimé et j’allais chez mon éditeur.
- Tiens, Robert, voilà de la lecture…
L’air ravi, il me dit :
- André, donne-moi une semaine !
La semaine s’écoula, j’étais plein d’appréhension.
Quand Robert me reçut, il avait la tête des mauvais jours.
- André, dis-moi que ce n’est pas toi qui as écrit ce livre !
- Ce n’est qu’une pâle copie de ton premier roman, aucune idée nouvelle, nous ne pouvons publier cet ouvrage, à coup sûr, ça serait le flop assuré !
C’est la tête basse que je sortais de ma maison l’édition.
Le destin avait tranché, je serais l’auteur d’un seul livre à succès…



Un récit bien mené, je trouve, et que je n’ose faire commenter par l’intelligence artificielle ! 🙂
Ah ! l’éternelle angoisse de la page blanche !
Un renouvellement physique de 15 jours, cela m’a fait penser à une sorte de tentation du désert, comme Jésus !
D’habitude, c’est plutôt 40 jours ! 😊 Nos dirigeants actuels tentent de tester et de dépasser toutes ces normes !
Quand il a séjourné au Louvre, j’ai cru que le personnage allait reproduire Da Vinci Code !!! mais j’avoue aussi qu’avec le scribe, je m’attendais un peu à cette suite hiéroglyphique.
Finalement, ce ne fut pas la tentation du désert, mais celle de l’IA. Le début de la fin de la littérature, peut-être !
Une histoire que j’ai eu du plaisir à lire.
À propos des auteurs n’ayant écrit qu’un seul livre, je recommande les puissamment romantiques Alain Fournier (Le Grand Meaulnes) et Emilie Brontë (Les Hauts de Hurlevent), ainsi que pas mal d’autres.
Un espoir de postérité pour André…
Ce n’est pas la première fois que j’écris sur le thème « la page blanche » !
https://oasisdepoesie.org/textes-dauteurs/nouvelles/winther/page-blanche/
Pourtant, j’ai l’intime conviction qu’être devant une page blanche et d’essayer de « pondre » un texte est une situation artificielle.
Personnellement, toutes les nouvelles et tous les livres que j’ai écrits ont été le résultat d’une idée spontanée jaillie dont on ne sait où et que j’ai étoffé ensuite
L’écriture à la commande donne rarement, sauf exception des textes de qualité.
Dans ma nouvelle, le premier ouvrage de mon héros a eu le prix Goncourt.
J’ai essayé de traiter ses problèmes avec humour. Et je reconnais que, parfois, les solutions auxquelles il recourt sont du domaine de l’absurdie.
J’ai presque lu tous les prix Goncourt et j’ai trouvé une majorité d’entre eux médiocre. On peut avoir une opinion différente de la mienne.
Je reste persuadé que seule la postérité reconnaît ou reconnaîtra l’excellence d’un livre. Le public des vrais lecteurs saura discerné la précellence d’un ouvrage.
Actuellement, le livre est devenu un objet de consommation qu’on essaye de promouvoir par une publicité importante.
Mais même une publicité tapageuse ne rendra pas un livre médiocre, exceptionnel !
Le manque d’inspiration est-il inspirant ?
Bien que paradoxale la réponse dans ton cas est “oui”.
L’IA peut donner des résultats époustouflants, bluffants, mais en ce qui concerne l’écriture qui n’est souvent qu’une traduction d’un sentiment humain, je me demande comment elle pourrait se substituer à la vraie création. Un bon moyen de la mettre en échec : “Raconte moi mes meilleurs souvenirs”, à moins d’une publication antérieure des dits souvenirs qu’elle ira immédiatement débusquer si elle connaît ton identité, elle ne pourra pas pénétrer ta vie passée. Il reste donc un immense potentiel de création inaccessible à l’IA, fort utile par ailleurs dans différents domaines.
Etant moi-même en manque d’inspiration j’ai interrogé “Le chat” : “Donne moi des idées de départ de courtes nouvelles”, j’ai eu des réponses décevantes, stéréotypées, et je reste démuni.
Merci Loki pour cette intéressante nouvelle, sur les affres de la page blanche.
@Chamans : en effet, l’IA n’est pas une boule de cristal et, pas plus que l’IA, personne n’est capable de raconter tes meilleurs souvenirs.
Par contre… avec 2 ou 3 idées/consignes pour commencer, n’importe qui ou presque pourra en faire des pages dans un atelier d’écriture par exemple, même l’IA, et même si l’IA ne sera jamais un être humain (quoi que, bien dressée… ! 🙂 )
Et…, plus philosophiquement, qui peut prétendre que ce qu’il voit est vraiment ce qui est ? Et l’IA ne serait-elle pas notre nouvelle caverne de Platon ?
Ben, tiens, en voilà un sujet d’écriture !!! Re-rires !
Je suis d’accord avec vous deux, on ne peut demander à l’I.A. que ce que ce qu’elle peut faire c’est-à-dire beaucoup, mais pas tout.
J’ai eu la chance de suivre une année d’informatique lourde à l’école normale supérieure de la rue d’ULM et j’ai appris la programmation dans différents langages et j’ai même réalisé quelques logiciels pédagogiques.
Bien sûr les choses ont beaucoup évolué depuis mon époque où il était parfois nécessaire de programmer en langage machine.
Il n’en reste pas moins que les algorithmes des différentes I.A. sont programmés par des êtres humains et restent donc des réalisations humaines.
Jusqu’à preuve du contraire aucun algorithme n’est capable de programmer un autre algorithme…
Comme je vois que l’intelligence artificielle devint un sujet récurrent,
et comme une nouvelle fois je sens que cela va nous entraîner dans des discussions
qui n’auront plus rien à voir avec les aspects littéraires du texte que nous commentons,
je vous invite à poursuivre ici à propos de l’intelligence artificielle,
comme nous l’avions fait une fois avec « Poétique ou pas poétique ».