Sous les grands néons blancs
Du bar de l’avenir
Voyez Michou Durand
Devant son petit Kir
Il est là tous les soirs
Il n’a rien à choisir
Tout au bout du comptoir
Il esquisse un sourire
Très tôt il prend son bus
Et toute la journée
Il met des prospectus
Dans des boîtes alignées
Rares sont les égards
Pour son âme perdue
Dans les mille regards
Qu’il croise dans la rue
Y a bien des yeux aimants
Au fond de sa mémoire
Mais il y a si longtemps
Un jour en bord de Loire
Il y pense parfois
Quand il voit des amants
Entrelacer leurs doigts
S’étreindre sur un banc
Sa barque est en dérive
Sur une foule immense
Déjà loin de la rive
Où est restée sa chance
Et puis les jours défilent
C’est ici sa maison
Seul endroit de la ville
Où l’on sait son prénom
Sous les grands néons blancs
Du bar de l’avenir
Voyez Michou Durand
Devant son petit Kir

Il s’agit une fois de plus de paroles d’une chanson.
A priori, en voyant le titre “Michou” j’ai pensé immédiatement au travestis, mort récemment, propriétaire d’un d’un cabaret sur la butte de Montmartre !
Mais c’est un homonyme, donc parle la chanson…
Ce qui m’ennuie pour commenter le texte, c’est que je ne sais pas a priori si tu en es l’auteur.
Si ce n’est pas le cas, je ne vois pas pourquoi je commenterai cette chanson !
Une information supplémentaire me serait nécessaire. Merci
Je pensais vraiment à une chanson, style Gauvain Sers que j adore et ton style aussi, bravo, émouvant et simple
Oui Loki ce texte est bien de moi, je ne comprends pas pourquoi il semble être attribué à Christodir
Bonjour Chamans,
Je vois que ce texte de chanson est bien de toi ! Il m’a beaucoup plu.
Que se passe-t-il donc dans l’oasis ? Y a-t-il un problème de dérèglement climatique ? Et où a disparu Hermano ?
Je suis un peu inquiet.
J’ai trouvé un écho personnel dans tes mots. Ma fille aînée a distribué des prospectus pendant un temps, et j’ai retrouvé dans ton texte l’essentiel de ce qu’elle m’avait confié sur ce travail. La phrase « Rares sont les égards pour son âme perdue, dans les mille regards qu’il croise dans la rue » est d’une justesse frappante. Merci pour ce partage.
J’ai beaucoup aimé cette expression d’une tendre solitude, mêlée d’un peu de nostalgie, mais sans toutefois sortir les grands violons lyriques.
Tout cela est exprimé avec une simplicité et une pudeur qui confèrent leur charme à ces quelques couplets.
Je me dis que, par fantaisie, on pourrait modifier un peu le dernier couplet, pour conclure comme on a commencé (ce qui ajoute à la nostalgie inhérente au texte), mais en modifiant l’ordre pour surprendre un peu le lecteur/auditeur :
Au bar de l’avenir / Sous les grands néons blancs / Devant son petit Kir / Voyez Michou Durand
Mais peut-être n’adèrerez-vous pas à cette facétie…?
@Chamans: Je ne sais pas comment tu fais quand tu te connectes pour passer incognito dans les mailles du filet et ne pas être reconnu par le site qui oublie souvent de t’attribuer le texte que tu postes !? Il y a des trous dans la raquette de nos applications de reconnaissance des auteurs, mais je n’arrive pas à en trouver la raison. Je dois dire qu’après avoir lu rapidement les commentaires, j’ai attribué abusivement ce texte à Chrisdottir et je vous demande de m’en excuser. C’est réparé.
En tout cas, si cela se reproduit pour l’un d’entre vous (le texte ne vous est pas attribué), merci de m’envoyer un message et je mettrai à jour votre nom d’auteur. Vous pouvez envoyer un tel message dans la “Messagerie personnelle” ou dans “Contacter les administrateurs” du menu “Contacts”, ou éventuellement à mon adresse email si vous la connaissez. Merci.
Merci les amis pour vos commentaires.
Hermano je retiens ta suggestion de réorganiser le premier couplet. Merci.
Bonsoir Chamans,
J’aime beaucoup ce texte de chanson,
belle expression d’une solitude physique,
sociale et morale.
Merci.