Villenave d’Ornon      30juillet 2025

1- Auprès de sa blonde Vincent traversait d’heureux jours, de quiètes occupations, de bienheureuses utopies.

Cependant, Elle envisagea en femme libre qu’elle était, de quitter le nid, les habitudes ou ce qui pouvait y ressembler. Vincent connut la friche sentimentale, les débâcles émotives les plus vives, les plus colorées, les plus éloignées de la quiétude existentielle qu’il aurait envisagée. De son côté Elle recherchait la gloire la plus scintillante, les images clinquantes et clignotantes en guirlandes arc en ciel.

Point de repos pour Elle.

Une réelle terreur chez lui.

 

2-Le vent de la source

Goutte au roseau de ta voix

Le voile du soupir

Exauce le chant de l’eau qui dort

Où chavirer le rêve en sommeil

Eveillé de sens codé en signes hermétiques

Comment ignorer l’écorce rêche et sèche

En recherche d’orfèvre

Pourquoi ne pas entendre l’appel de la forêt

          ( sur l’arbre de M.P.)

 

3-       (texte de Sylvie)

Je ne suis pas si sereine que tu le crois. Ni aussi douce.

Tu me demandes de te tendre la main pour te sortir de ces haines fratricides.

Comment le pourrais-je ? Je suis secouée par de violentes turbulences. J’ai en moi une sourde colère qui appelle à la révolte.

J’ai tenté de me laisser glisser vers une anesthésiante torpeur et de fermer les yeux.

Mais rien n’y fait, je ne retrouve pas la paix.

Je suis désolée, je ne pourrai pas t’accompagner jusqu’à la clarté que tu recherches pour renaître.

Je suis déjà morte.

 

  Ophélie

 

4-Ah Ophélie  désolée  blanche Ophélie flottant comme un grand lys

Las  tu t’égares et ma quête n’est point celle que tu sembles croire

Point d’attente d’une main secourable

J’ai reconnu en toi les soubresauts morbides

D’une âme torturée et là n’est point mon Graal

La compagnie d’un être en proie aux affres

D’une sourde révolte ne sied pas à mon coeur

N’y peut servir d’écrin

La vie me mènera plus loin sur le chemin