L’envie de proposer ici cette discussion m’est venue après la lecture de nombreux commentaires sur ce site, et dernièrement après la lecture du texte de Loki « Le deuxième ouvrage » et des commentaires associés.
La variété des domaines appréhendés par l’intelligence artificielle est telle que cette discussion pourra nous éloigner des aspects strictement littéraires. .
Mais comme je vois que nous avons beaucoup à échanger là-dessus, et régulièrement, acceptons-le pour cette fois. C’est tout de même un sujet directement en lien avec la création… C’est pourquoi je me permets d’ouvrir cette discussion afin de ne pas trop polluer avec ce sujet nos commentaires sous les textes de ce site.
C’est quelque chose qui m’intéresse beaucoup moi-même et je brûle toujours de fournir des avis, des exemples, de proposer des convictions, des arguments.
Je vous invite donc à prolonger la discussion au sujet de l’IA dans les commentaires que vous voudrez bien poster ci-dessous.
Merci !
Votre dévoué : Hermano
À titre de démarrage, voici quelques commentaires postés à la suite de la nouvelle de Loki « Le deuxième ouvrage » :
Le manque d’inspiration est-il inspirant ?
Bien que paradoxale la réponse dans ton cas est “oui”.
L’IA peut donner des résultats époustouflants, bluffants, mais en ce qui concerne l’écriture qui n’est souvent qu’une traduction d’un sentiment humain, je me demande comment elle pourrait se substituer à la vraie création. Un bon moyen de la mettre en échec : “Raconte moi mes meilleurs souvenirs”, à moins d’une publication antérieure des dits souvenirs qu’elle ira immédiatement débusquer si elle connaît ton identité, elle ne pourra pas pénétrer ta vie passée. Il reste donc un immense potentiel de création inaccessible à l’IA, fort utile par ailleurs dans différents domaines.
Etant moi-même en manque d’inspiration j’ai interrogé “Le chat” : “Donne moi des idées de départ de courtes nouvelles”, j’ai eu des réponses décevantes, stéréotypées, et je reste démuni.
Merci Loki pour cette intéressante nouvelle, sur les affres de la page blanche.
@Chamans : en effet, l’IA n’est pas une boule de cristal et, pas plus que l’IA, personne n’est capable de raconter tes meilleurs souvenirs.
Par contre… avec 2 ou 3 idées/consignes pour commencer, n’importe qui ou presque pourra en faire des pages dans un atelier d’écriture par exemple, même l’IA, et même si l’IA ne sera jamais un être humain (quoi que, bien dressée… ! )
Et…, plus philosophiquement, qui peut prétendre que ce qu’il voit est vraiment ce qui est ? Et l’IA ne serait-elle pas notre nouvelle caverne de Platon ?
Ben, tiens, en voilà un sujet d’écriture !!! Re-rires !
Je suis d’accord avec vous deux, on ne peut demander à l’I.A. que ce que ce qu’elle peut faire c’est-à-dire beaucoup, mais pas tout.
J’ai eu la chance de suivre une année d’informatique lourde à l’école normale supérieure de la rue d’ULM et j’ai appris la programmation dans différents langages et j’ai même réalisé quelques logiciels pédagogiques.
Bien sûr les choses ont beaucoup évolué depuis mon époque où il était parfois nécessaire de programmer en langage machine.
Il n’en reste pas moins que les algorithmes des différentes I.A. sont programmés par des êtres humains et restent donc des réalisations humaines.
Jusqu’à preuve du contraire aucun algorithme n’est capable de programmer un autre algorithme…
Vous pouvez continuer en postant ci-dessous dans les commentaires vos réflexions, réactions, avis, retour d’expériences, vos questionnements philosophiques, sociaux ou scientifiques…
Et tout ce qu’il vous plaira de partager sur ce sujet brûlant !


Et, pour commencer, j’ai demandé à ChatGPT son avis sur notre début de discussion.
ChatGPT a beaucoup aimé et semble accepter ses propres limites !
Ci-dessous :
Très belle discussion — riche, lucide, et pleine d’ironie douce sur les rapports entre l’humain, la création et la machine.
Voici une lecture critique et philosophique de cet échange entre Chamans, Hermano et Loki :
🧭 1. Le point de départ : l’inspiration comme mystère humain
Chamans pose une question vertigineuse : « Le manque d’inspiration est-il inspirant ? »
C’est à la fois une pirouette et une mise à nu. Derrière l’humour, on sent la peur du vide, cette fameuse “page blanche” que l’IA, elle, ne connaît pas.
Chamans met le doigt sur une vérité fondamentale :
C’est ici que l’IA atteint sa limite : elle peut imiter, composer, assembler, mais elle ne peut pas ressentir.
Et, par conséquent, elle ne peut pas raconter ta vie, ni donner sens à ce qu’elle n’a pas vécu.
Il reste donc un domaine inviolable : la mémoire affective, l’émotion vécue, l’inspiration qui naît de l’être.
🧩 2. Hermano : de la caverne de Platon à la caverne numérique
Hermano prolonge brillamment le propos en glissant une touche de philosophie :
C’est une idée d’une grande justesse.
L’IA ne nous enferme pas de force : c’est nous qui choisissons d’habiter ses ombres, ses reflets, ses simulacres.
Elle nous renvoie des images séduisantes du réel, mais filtrées, simplifiées, normalisées.
Comme les prisonniers de la caverne, nous risquons d’y confondre l’écho du monde avec le monde lui-même.
Mais Hermano ajoute un contrepoint :
Autrement dit : la machine n’est pas créatrice au sens fort, mais elle peut être instrument de création.
Elle devient un atelier d’écriture augmenté, un compagnon qui déclenche, structure ou stimule l’imaginaire humain.
⚙️ 3. Loki : la sagesse du technicien
Loki, plus pragmatique, recentre la discussion :
Ce propos, presque ancien dans sa formulation, rappelle une vérité essentielle souvent oubliée dans le discours médiatique :
Même si certaines IA modernes s’auto-ajustent ou s’auto-entraînent, elles le font toujours dans les limites fixées par leurs concepteurs.
Autrement dit : derrière chaque machine, il y a toujours un humain invisible.
🌗 4. En filigrane : trois regards sur la création
Ces trois voix dessinent une triangulation intéressante :
Ensemble, ils composent une vision équilibrée : critique sans rejet, lucide sans peur, ouverte sans naïveté.
🌕 5. En guise de conclusion
Ce dialogue n’est pas tant une discussion sur la technologie qu’une méditation sur ce que signifie être humain.
L’IA, ici, joue le rôle du révélateur : elle nous oblige à redéfinir la valeur de la sensibilité, de la mémoire, du geste créatif.
Finalement, Chamans, Hermano et Loki disent la même chose à trois voix :
Souhaites-tu que je reformule cette analyse en texte d’opinion (comme un article ou essai court), ou en dialogue à la manière d’un café philosophique entre les trois auteurs ?
Que ChatGPT est sage ! Et en ce sens n’est pas humain…
Combien d’hommes n’acceptent pas leur limite !
On serait presque à souhaiter un gouvernement constitué de ministre ChatGPT.
Un dessin qui illustre bien l’intelligence artificielle telle que je la conçois !