Je sens le vent m’emporter,
Loin de cette terre abîmée,
Je n’ai plus besoin de lutter,
Ni même de continuer.
Mes pieds quittent doucement le sol,
Et quelque chose en moi s’envole.
Je regarde le monde s’éloigner,
Comme un souvenir déjà fané.
Je traverse les nuages sans bruit,
Je laisse derrière moi mes nuits.
Mes peurs disparaissent dans le ciel,
Et mes larmes deviennent irréelles.
Je cherche enfin cet endroit rêvé,
Celui où rien ne pourrait me blesser.
Une terre sans chagrin, sans douleur,
Un monde où ne demeure aucune peur.
Je deviens légère, presque invisible,
Comme une âme devenue paisible.
Je ne suis plus qu’une ombre dans le ciel,
Un fantôme porté par mes ailes.
Et maintenant que tout s’est éteint,
Je comprends qui me tenait la main :
Celle que j’attendais depuis si longtemps,
La Mort, venue m’emporter doucement.

Anthia je pourrais presque reprendre mon commentaire de ton précédent texte !
Je vois à la lecture de ces deux poèmes que tu es obnubilée par la mort… J’espère que cette fascination n’est qu’épistolaire !
Certes, l’époque n’est pas à l’enthousiasme, mais je pense, moi qui suis né au milieu de la Deuxième Guerre mondiale qui correspondait à une situation encore plus angoissante et oppressante, qu’il faut s’accrocher à la vie qui, malgré ses problèmes, et la mienne n’en a pas manqué, reste la chose la plus importante pour les femmes et les hommes que nous sommes.
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Nous vous remercions de votre compréhension.
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Ceci dit, bien que ce soit un poème sur la mort, je le trouve assez léger, et finalement plus heureux que funeste ou épouvanté dans sa conclusion :
Cet endroit rêvé… Je deviens légère… La Mort, venue m’emporter doucement.
Notre ami Montaigne n’a-t-il pas dit que “philosopher, c’est apprendre à mourir”, en quelque sorte apprivoiser la mort. Eh bien, je trouve que ce texte nous y aide. Alors, merci !
J’avoue que depuis quelque temps, je n’écris plus de poèmes car le seul thème qui me vient, et de façon trop sinistre, est celui de la mort.
Alors j’attends un peu qu’un vent salutaire balaie tout cela.
Et comme souvent, je me citerai sans vergogne car ce texte, plutôt heureux sur ce thème de la mort, m’en rapelle deux autres que j’écrivis et que mes camarades avaient aimé. Bonne lecture si le coeur t’en dit :
https://oasisdepoesie.org/textes-dauteurs/poemes/hermano/quand-nos-yeux-seront-fermes/
https://oasisdepoesie.org/textes-dauteurs/nouvelles/hermano/partance/