A contre-jour du soleil couchant

Tes cheveux blonds épars nimbés d’or

Se détachent de l’ombre gagnant les champs

Que le soleil déclinant endort

 

Le contraste des couleurs renaît

Après un midi dont la puissance

Venait anesthésier nos sens

Et du paysage gommer les traits

 

Des nuées d’insectes volants s’échappent

Comme  d’ultimes étincelles d’un briquet

Le soleil tombe derrière les bosquets

Que ses derniers rayons mourants frappent

 

Je frissonne d’aise à ce moment précis

Entre la fraîcheur du soir venu

Et le vent tiède sur tes épaules nues

Tel est notre dilemme exquis

 

Tout n’est que volupté ce soir

Où tous nos sens ont plus d’acuité

Et où enfin respire cet espoir

De nous aimer en liberté