La forêt est comme incendiée
Léchée par les flammes écarlates
De la vigne vierge acrobate
Les sous-bois se trouvent irradiés
Par des tons jaune vif et vermeil
Dont la clarté nous émerveille
Les feuilles tombent en feu d’artifice
Par les grands arbres déversées
Et sont à nouveau dispersées
Par le vent dont les bons offices
Font tournoyer des tourbillons
De couleur fauve et vermillon
Les pluies succèdent à l’incendie
Toutes les flammèches noircissent
Dans la brume humide refroidie
Nombre de champignons jaillissent
Au sein d’un tapis essoré
De feuilles devenues mordorées
Au ravissement du promeneur
Devant toute cette flamboyance
Succède un sentiment songeur
Et triste de la brève existence
De ces instants d’émerveillement
Dont il faut jouir à tous moments


BARLOY de ton merveilleux poème ! Malheureusement il n’est aujourd’hui qu’une réminiscence du passé…
Les jeunes n’auront pas la chance de bénéficier de l’automne que tu décris dans ton poème.
Il dépeint avec beaucoup de couleurs et de poésie la beauté flamboyante de l’automne. À travers les images du feu et les tons chauds, le texte met en valeur la splendeur de la nature, avant d’évoquer la mélancolie liée au passage du temps. Il nous invite ainsi à profiter pleinement des instants de bonheur, car ils sont éphémères.
Le réchauffement climatique est passé par là ! Aujourd’hui 25 octobre les arbres sont à peine roux et les feuilles qui ont souffert des séquelles de la longue canicule de l’été, tombent actuellement, en retard, recroquevillées et encore ouvertes. Y aura-t-il encore un hiver ?
Je me souviens encore de cette merveilleuse saison qui était l’automne, la nature prenait de merveilleuses couleurs et nous les écoliers nous ramassions les feuilles les plus jolies pour les coller sur un cahier et les marrons luisants et fermes pour nous battre dans la cour. Notre instituteur nous aurait fait lire ton poème que nous aurions appris par cœur…