Pourpre cardinale ou impériale
D’une cape flottant dans les allées
Pavoisées d’oriflammes carmin
Comme le sang qui doit être versé ou reçu
Au cœur saignant des révolutions de palais
Pour la gloire de l’Etre humain
Fait de chair bouillonnante
Et de flamme frissonnante
Vaisseaux sanguins
Croissance du muscle
La force et le pouvoir s’affirment
La matière est en nous
Et se nourrit des autres
Jusqu’à ce que son accumulation
Au sommet de l’érubescence
Eclate en une explosion apoplectique
Et apocalyptique

nous y voilà : le rouge ! et pourpre !
qui coule dans nos veines gonflées, nos coeurs palpitants de colère ou d’amour ..comme l’étendard d’une révolution sanglante ! comme une rose odorante, une petite coccinelle égarée dans un pré de coquelicots etc..
Merci Poète !
C’est une gageure, j’aurais pensé quand cet « octobre rose », tu nous aurais présenté un texte sur cette couleur !
Mais je n’en doute pas, ce n’est que partie remise… J’ai l’intime conviction que ton cerveau cogite déjà sur cette douce couleur.
Je pense qu’écrire sur le rouge c’est du velours (rouge) par rapport à d’autres couleurs. Il est associé à tellement de choses autour de nous, que la difficulté c’est de faire le tri.
Ton poème présente le rouge comme une couleur à la fois liée au pouvoir, au sang et à la violence. Tu utilises des images fortes et des mots liés au corps et aux révolutions pour montrer une force qui grandit jusqu’à l’explosion. Le rouge devient ainsi le symbole d’une énergie humaine intense, mais aussi dangereuse et destructrice.
En cette période si angoissante que nous vivons il me vient un haïku inspiré de ton poème :
Rouge comme le sang
La force monte en silence
Le monde éclate
Loki, merci pour ce retour. Effectivement avec Rouge, j’ai mangé mon pain blanc tant les images coulent de source. Comme le suggère ton haiku, l’expansion du rouge est dangereuse en ces temps ci! Espérons que mon poème ne soit pas prémonitoire quant à l’issue finale!
Merci Atlassi pour ce commentaire. Il a fallu prendre un parti pour l’évocation du rouge mais je suis d’accord que le rouge représente également la passion et que nombre d’espéces animales et végétales sont rouges pour notre plus grand bonheur
Une façon originale d’évoquer le rouge, tout en puissance en muscles et en sang.
Un jaillissement !
Une petite pensée, tout de même, oui, pour ces coquelicots – surtout ceux de Monet, par exemple – et pour certains drapeaux rouges, pour la garance, les braises et le fer… rouge lui aussi, pour nous marquer parfois, comme les boulets, le tapis ou mes joues couvertes de honte. 🙂
Et puis les tomates à la chair si douce, les cerises et leur temps qui a pu être violent lui aussi.